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L’étranger qui aurait séjourné au cameroun juste le temps d’un débat sur le projet de modification des dispositions de la constitution relatives à la limitation du nombre de mandats présidentiels, serait tenté de conclure que ce pays n’a produit qu’un genre détestable, méprisable et opportuniste d’intellectuels et de politiciens.Pour justifier cette lecture, il n’aurait aucune peine à citer le nombre d’individus se prévalant du statut de professeurs ou de chef de partis politiques, qui étalent dans les médias, des positions aussi impensables qu’irréalistes et insultantes pour la vérité.

La situation a en effet atteint un niveau de gravité qui au-delà d’inquiéter sérieusement les milieux diplomatiques sur la qualité des hommes des sciences et des lettres, aboutit à s’interroger sur l’équilibre mental de toute notre société, et la probité morale du genre politique dans notre civilisation.


 
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Le jeudi 21 février 2008, le général WILLIAM E Ward, un des officiers supérieurs les plus prestigieux et les plus gradés de l’armée américaine, et surtout Commandant de AFRICOM, le Commandement américain en Afrique, est reçu par Monsieur Paul Biya, président de la République du Cameroun en fin d’après midi. Un peu plus tard, à 20 heures, devant un parterre de personnalités de la société civile, du corps diplomatique, de la politique et du gouvernement réunis à la résidence de l’Ambassadeur des Etats-Unis à Yaoundé,  le Général, dans un exercice de démonstration très convaincant digne des cours de géostratégie des académies militaires, déclare: l’objectif des Etats-Unis en créant AFRICCOM, est de promouvoir une stabilité globale des pays africains, en prenant en considération leurs besoins de sécurité et de coexistence pacifique avec leurs voisins, mais également en tenant compte des orientations de la politique étrangère américaine  dont le Département d’Etat est le Maître d’œuvre sous la responsabilité du Président des Etats-Unis, et dont l’Ambassadeur ici présente, assure concrètement l’exécution sur le terrain
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KosovoEn proclamant l'indépendance du Kosovo le dimanche 10 Février 2008, les dirigeants de cette petite province Serbe de deux millions d'habitants, d'anciens responsables du mouvement armé de la minorité albanaise, ont posé un acte aux conséquences des plus imprévisibles. En effet deux des clés sacrées de la stabilité des relations diplomatiques sont depuis 1945, l'intangibilité des frontières et l'intégrité du territoire de tout Etat établi et reconnu par les institutions internationales onusiennes. Dans le contexte de l'Afrique, il n'est d'ailleurs pas exagéré de soutenir que ces deux concepts, devenus des conditionnalités existentielles par leur poids émotionnel dans la structuration politique du Continent, auront constitué depuis 1884, année du dépeçage à Berlin, le socle de toutes les analyses. Et encore plus que des concepts, ce sont des paramètres de référence obligés, dans toutes les déstabilisations, bref dans tous les désordres, actuels ou virtuels.

 
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Stop APELa Conférence de Berlin à laquelle l'on doit la configuration géopolitique subjective actuelle de l'Afrique eu lieu en 1884. Les maîtres du monde de l'époque, européens, entendaient se partager le continent au nom d'une mission sacrée soutenue par une idéologie européocentriste qui fondait leur domination sur nos peuples traités de primitifs.

Les historiens n'ont jamais complètement élucidé les affres sorties de Berlin, et les peuples africains n'ont jamais cessé de dénoncer une messe qui leur a déjà fait payer un prix inestimable et causé des torts irréparables. Génocides, guerres civiles, assassinats, misères, pauvreté, cruautés en tous genres et pandémies de toutes natures puisent ainsi pour une très grande partie leurs sources dans une rencontre qui ne fut point différente d'une réunion des mafias criminelles.

 
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Recentrage stratégique en Afrique au profit des Etats-Unis
 
Mais c’est sur l’Afrique et sur les pays émergents, que les positions diplomatiques françaises semblent susciter le plus de rejet et d’inquiétudes. En inaugurant son mandat sous le signe de la rupture et après avoir mené une campagne tendant à faire de lui une espèce de rénovateur de la politique internationale de son pays, le nouveau président avait engrangé quelques lauriers virtuels. Sarkozy apparaissait même déjà comme le champion du changement.

 
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FranceL'arrivée à la tête de la France de Nicolas Sarkozy a sans doute – l'avenir en donnera un meilleur témoignage – enlevé à la France et aux Français un des arguments qui, depuis la révolution française enseignée dans toutes les facultés du monde comme le début de l'émancipation des droits humains et des libertés universelles, avait influencé la pensée diplomatique et l'ordonnancement géopolitique et stratégique monde. Cet argument n'est rien d'autre qu'une certaine originalité voire une spécificité dans l'approche de la coopération entre les Etats Nations et la coexistence des civilisations.

 
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Zoe TchadLe scandale provoqué par une poignée d’aventuriers européens qui ont affrété un avion pour aller s’emparer d’une centaine d’enfants en territoire, sous le prétexte de l’action humanitaire, sans droit ni titre, et sans morale ni raison, arrive à point nommé pour coller à un autre fait d’actualité marquant voire brûlant. Cette affaire est à elle seule, tout un symbole de la contradiction dans laquelle baigne l’Occident. 
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La désignation d’un nouveau Directeur général du Fonds monétaire international, en l’occurrence le Français Dominique Straus Kahn, a immanquablement relancé le débat sur le contrôle des institutions internationales. En effet, l’on ne comprend plus ou ne tolère plus un système de gestion des affaires du monde articulé sur la seule volonté collective d’une poignée de pays qui en imposent aux autres, comme si en plus d’un demi-siècle de transformations, de mutations et de modifications profondes des rapports économiques, politiques et diplomatiques, aucune conséquence logique n’aurait été tirée. 
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