29 août, 2007 16:50
L'inacceptable révision de l'histoire par le président des Etats-Unis
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Dans une adresse
solennelle à ses compatriotes le mercredi 22 août 2007, le président
des Etats-Unis, Georges W. Bush, a remis en cause la manière dont
quelques-uns de ses prédécesseurs ont conduit le destin de l'Union au
cours des cinquante dernières années. En fait le président a reformulé
à sa manière les enjeux géo-stratégiques et géo-politiques auxquels les
Etats-Unis ont été confrontés au cours de cette période, en soutenant
que des erreurs ont été commises et qu’il importait d’éviter leur
répétition.
Georges W. Bush estime en effet que les Etats-Unis n’auraient jamais dû
se retirer du Vietnam parce que, soutient-il, la conséquence immédiate
fut une véritable catastrophe et une humiliation interminable pour la
plus grande puissance de la planète. Opposant à cette défaillance
l’exemple de la Corée où les troupes américaines sont restées
indéfiniment et qu’il considère comme le triomphe du réalisme
géo-stratégique, le chef suprême de l’armée des Etats-Unis estime que
la meilleure doctrine devrait être celle qui se fonde sur une
utilisation extrême et permanente de la force. La logique de la pensée
du Président voudrait donc que partout où les troupes américaines
prennent pied, qu’elles n’en repartent plus sous aucun prétexte.
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08 août, 2007 22:21
La nouvelle france
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Porte de grosses chaussures et tient un gros bâton (Wear big shoes and carry a big stick)
C’est à nous réalistes et cyniques, et plus aux rêveurs et aux sentimentaux de tous les cieux, qu’il revient dorénavant, de lire, d’expliquer Sarkozy, et de dégager de sa démarche et de ses ambitions ouvertes, la ligne, l’orientation, la philosophie et les applications prévisibles. Il ne suffit plus de spéculer ni d’analyser, mais bien de prendre de considération et de se préparer en toute connaissance de cause.
La diplomatie de grosses chaussures et du gros bâton, est celle qui a été à la base de la formulation des meilleures doctrines des relations internationales depuis Meternich, illustre diplomate autrichien dont s’inspira Henry Kissinger pour produire les années de gloire de la diplomatie américaine. Harry Truman que l’on tient pour le premier théoricien de la guerre froide, ne fit pas autre chose lorsqu’en 1947, dans un discours mémorable au Fulton College à Mobil dans l’Etat de l’Alabama au sud des Etats-Unis, il déclara : « les Etats-Unis vont contenir le communisme partout dans le monde et défendront avec acharnement toutes les valeurs de liberté auxquelles ils croient. Toute atteinte à la liberté sera une atteinte aux valeurs et aux intérêts de l’Amérique ».
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