03 mars, 2008 20:52
La doctrine américaine de stabilité globale
Par tonme, Catégories [ Géopolitique , Géostratégie ][ (1) Commenter ] | [64 Reads];| [ (0) Rétroliens ]
Le jeudi 21 février 2008, le
général WILLIAM E Ward, un des officiers supérieurs les plus prestigieux et les
plus gradés de l’armée américaine, et surtout Commandant de AFRICOM, le
Commandement américain en Afrique, est reçu par Monsieur Paul Biya, président
de la République du Cameroun en fin d’après midi. Un peu plus tard, à 20
heures, devant un parterre de personnalités de la société civile, du corps diplomatique,
de la politique et du gouvernement réunis à la résidence de l’Ambassadeur des
Etats-Unis à Yaoundé, le Général, dans
un exercice de démonstration très convaincant digne des cours de géostratégie
des académies militaires, déclare: l’objectif des Etats-Unis en
créant AFRICCOM, est de promouvoir une stabilité globale des pays africains, en
prenant en considération leurs besoins de sécurité et de coexistence pacifique
avec leurs voisins, mais également en tenant compte des orientations de la politique
étrangère américaine dont le Département
d’Etat est le Maître d’œuvre sous la responsabilité du Président des
Etats-Unis, et dont l’Ambassadeur ici présente, assure concrètement l’exécution
sur le terrain.
(Lire la suite de l'article)
24 février, 2008 16:32
Implications de la déclaration d'indépendance du Kosovo pour l'Afrique et la stabilité des relations internationales en général
Par tonme, Catégories [ Géopolitique , Géostratégie ][ (0) Commenter ] | [43 Reads];| [ (0) Rétroliens ]
En proclamant l'indépendance du Kosovo le dimanche 10 Février 2008, les dirigeants de cette petite province Serbe de deux millions d'habitants, d'anciens responsables du mouvement armé de la minorité albanaise, ont posé un acte aux conséquences des plus imprévisibles. En effet deux des clés sacrées de la stabilité des relations diplomatiques sont depuis 1945, l'intangibilité des frontières et l'intégrité du territoire de tout Etat établi et reconnu par les institutions internationales onusiennes. Dans le contexte de l'Afrique, il n'est d'ailleurs pas exagéré de soutenir que ces deux concepts, devenus des conditionnalités existentielles par leur poids émotionnel dans la structuration politique du Continent, auront constitué depuis 1884, année du dépeçage à Berlin, le socle de toutes les analyses. Et encore plus que des concepts, ce sont des paramètres de référence obligés, dans toutes les déstabilisations, bref dans tous les désordres, actuels ou virtuels.
13 décembre, 2007 01:55
Entre truands d'Europe et prédateurs d'Afrique, un partenariat de tromperie permanente des peuples
Par tonme, Catégories [ General , Géopolitique , Géostratégie ][ (0) Commenter ] | [801 Reads];| [ (0) Rétroliens ]
La Conférence de Berlin à laquelle l'on doit la configuration géopolitique subjective actuelle de l'Afrique eu lieu en 1884. Les maîtres du monde de l'époque, européens, entendaient se partager le continent au nom d'une mission sacrée soutenue par une idéologie européocentriste qui fondait leur domination sur nos peuples traités de primitifs.
Les historiens n'ont jamais complètement élucidé les affres sorties de Berlin, et les peuples africains n'ont jamais cessé de dénoncer une messe qui leur a déjà fait payer un prix inestimable et causé des torts irréparables. Génocides, guerres civiles, assassinats, misères, pauvreté, cruautés en tous genres et pandémies de toutes natures puisent ainsi pour une très grande partie leurs sources dans une rencontre qui ne fut point différente d'une réunion des mafias criminelles.
(Lire la suite de l'article)
05 décembre, 2007 12:35
La perte de l’identité diplomatique française et la modification des paramètres géostratégiques mondiaux (suite et fin)
Par tonme, Catégories [ Géopolitique , Géostratégie ][ (0) Commenter ] | [92 Reads];| [ (0) Rétroliens ]
Recentrage stratégique en Afrique au profit des Etats-Unis
Mais c’est sur l’Afrique et sur les pays émergents, que les positions diplomatiques françaises semblent susciter le plus de rejet et d’inquiétudes. En inaugurant son mandat sous le signe de la rupture et après avoir mené une campagne tendant à faire de lui une espèce de rénovateur de la politique internationale de son pays, le nouveau président avait engrangé quelques lauriers virtuels. Sarkozy apparaissait même déjà comme le champion du changement.
21 novembre, 2007 12:11
La perte de l’identité diplomatique française et la modification des paramètres géostratégiques mondiaux
Par tonme, Catégories [ Géopolitique , Géostratégie ][ (0) Commenter ] | [115 Reads];| [ (0) Rétroliens ]
L'arrivée à la tête de la France de Nicolas Sarkozy a sans doute – l'avenir en donnera un meilleur témoignage – enlevé à la France et aux Français un des arguments qui, depuis la révolution française enseignée dans toutes les facultés du monde comme le début de l'émancipation des droits humains et des libertés universelles, avait influencé la pensée diplomatique et l'ordonnancement géopolitique et stratégique monde. Cet argument n'est rien d'autre qu'une certaine originalité voire une spécificité dans l'approche de la coopération entre les Etats Nations et la coexistence des civilisations.
31 octobre, 2007 16:53
L’Afrique entre le procès de la race et le procès des systèmes de gouvernance
Par tonme, Catégories [ Géopolitique , Géostratégie ][ (1) Commenter ] | [241 Reads];| [ (0) Rétroliens ]
Le scandale provoqué par une poignée d’aventuriers européens qui ont affrété un avion pour aller s’emparer d’une centaine d’enfants en territoire, sous le prétexte de l’action humanitaire, sans droit ni titre, et sans morale ni raison, arrive à point nommé pour coller à un autre fait d’actualité marquant voire brûlant. Cette affaire est à elle seule, tout un symbole de la contradiction dans laquelle baigne l’Occident.
(Lire la suite de l'article)
24 octobre, 2007 12:11
Repenser le monde ou préparer une nouvelle guerre planétaire ?
Par tonme, Catégories [ General , Géopolitique , Géostratégie ][ (0) Commenter ] | [158 Reads];| [ (0) Rétroliens ]
La désignation
d’un nouveau Directeur général du Fonds monétaire international, en
l’occurrence le Français Dominique Straus Kahn, a immanquablement
relancé le débat sur le contrôle des institutions internationales. En
effet, l’on ne comprend plus ou ne tolère plus un système de gestion
des affaires du monde articulé sur la seule volonté collective d’une
poignée de pays qui en imposent aux autres, comme si en plus d’un
demi-siècle de transformations, de mutations et de modifications
profondes des rapports économiques, politiques et diplomatiques, aucune
conséquence logique n’aurait été tirée.
(Lire la suite de l'article)
20 septembre, 2007 10:55
Lecture géostratégique des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis et implications (suite)
Par tonme, Catégories [ General , Géopolitique , Géostratégie ][ (1) Commenter ] | [483 Reads];| [ (0) Rétroliens ]
Pour la coexistence des peuples six ans après
Sur la relation
de cause à effet entre les attentats et la politique étrangère des
Etats-Unis redéployée par le nouveau président, il est aujourd’hui
possible de convenir que le désintérêt annoncé par les Etats-Unis sur
la question palestinienne, ne pouvait être interprétée par les groupes
islamistes fanatiques, que comme un soutien voilé et inconditionnel à
Israël. La logique du raisonnement désespéré pouvait se traduire ainsi
qu’il suit: que le plus fort gagne et que le plus faible se soumette.
En somme, tant pis pour les palestiniens et pour les arabes qui
réclament la restitution de leurs terres.
Cette démarche du Président constituait un recul, une rupture brutale,
une déchirure menaçant les positions des pays arabes modérés qui
avaient investi des efforts immenses au cours de la Présidence Clinton
pour la recherche d’un accord de paix. Cet accord de paix devait
aboutir à l’élaboration d’un calendrier précis pour la création d’un
Etat palestinien. Comment allaient en effet réagir les fanatiques
arabes désespérés sinon par la violence, devant un discours et des
actes qui mettaient à mort les accords d’Oslo? Alors que le monde
entier avait assisté satisfait à la volonté extraordinaire du Président
Clinton
pour essayer de d’arracher un accord entre le premier Ministre
israélien Ehud Barak et le Président de l’autorité palestinienne Yasser
Arafat, quelqu’un d’autre nouvellement installé à la Maison Blanche
remettait tout cela en cause, et se démarquait complètement de la
situation. Dès lors, les extrémistes de tous les bords, dont les plus
organisés encadrés par Ben Laden dans l’organisation Al Qaida, allaient
prendre la décision de rappeler aux Etats-Unis leurs responsabilités en
leur faisant au besoin payer un prix inestimable, insupportable et
imprévisible pour leur faute. Le décor des attentats du 11 septembre
2001 était ainsi planté.
(Lire la suite de l'article)




