19 octobre, 2007 05:36
Peut-on pardonner Compaoré pour l'assassinat de Sankara ?
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Lorsque l’on
vint annoncer à Amilcar Cabral que sa vie ne tenait vraiment qu’à une
aiguille à cause de la prolifération des traîtres dans les rangs des
camarades du Paigc qui combattaient le colonialisme portugais sous sa
conduite, il eu cette réaction : quelle que soit la main qui m’abattra,
ce sera la main de l’impérialisme. Plusieurs années plus tard, lorsque
de nombreux militants révolutionnaires inquiets devant les informations
de plus en plus précises sur les plans de Compaoré alertèrent Thomas
Sankara sur son possible assassinat par son bras droit, compagnon de la
première heure et frère d’arme, il eu cette réponse: si c’est Blaise
qui veut me tuer, alors c’est inutile de vous déranger, parce que
aucune protection ne m’épargnera et rien ne s’opposera à l’exécution de
son plan. J’irai l’attendre au ciel.
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20 septembre, 2007 10:55
Lecture géostratégique des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis et implications (suite)
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Pour la coexistence des peuples six ans après
Sur la relation
de cause à effet entre les attentats et la politique étrangère des
Etats-Unis redéployée par le nouveau président, il est aujourd’hui
possible de convenir que le désintérêt annoncé par les Etats-Unis sur
la question palestinienne, ne pouvait être interprétée par les groupes
islamistes fanatiques, que comme un soutien voilé et inconditionnel à
Israël. La logique du raisonnement désespéré pouvait se traduire ainsi
qu’il suit: que le plus fort gagne et que le plus faible se soumette.
En somme, tant pis pour les palestiniens et pour les arabes qui
réclament la restitution de leurs terres.
Cette démarche du Président constituait un recul, une rupture brutale,
une déchirure menaçant les positions des pays arabes modérés qui
avaient investi des efforts immenses au cours de la Présidence Clinton
pour la recherche d’un accord de paix. Cet accord de paix devait
aboutir à l’élaboration d’un calendrier précis pour la création d’un
Etat palestinien. Comment allaient en effet réagir les fanatiques
arabes désespérés sinon par la violence, devant un discours et des
actes qui mettaient à mort les accords d’Oslo? Alors que le monde
entier avait assisté satisfait à la volonté extraordinaire du Président
Clinton
pour essayer de d’arracher un accord entre le premier Ministre
israélien Ehud Barak et le Président de l’autorité palestinienne Yasser
Arafat, quelqu’un d’autre nouvellement installé à la Maison Blanche
remettait tout cela en cause, et se démarquait complètement de la
situation. Dès lors, les extrémistes de tous les bords, dont les plus
organisés encadrés par Ben Laden dans l’organisation Al Qaida, allaient
prendre la décision de rappeler aux Etats-Unis leurs responsabilités en
leur faisant au besoin payer un prix inestimable, insupportable et
imprévisible pour leur faute. Le décor des attentats du 11 septembre
2001 était ainsi planté.
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12 septembre, 2007 11:44
Lecture géostratégique des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis et implications
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Pour la coexistence des peuples six ans après
Le 11 septembre 2001, des kamikazes, membres de l’organisation islamiste Al Qaida du milliardaire saoudien Ben Laden, détournaient et lancèrent quatre avions de ligne bondés de passagers sur des objectifs civils et militaires à l’intérieur du territoire des Etats-Unis d’Amérique. Deux avions s’abattirent sur les tours jumelles du World Trade center en plein cœur de New York. Le troisième s’écrasa sur le siège du Pentagone, quartier général de l’armée américaine et plus vaste complexe administratif du monde. Le quatrième avion qui était, semble-t-il, destiné au Capitole ou à la Maison Blanche ( l’on n’a jamais établi avec certitude sa destination exacte), s’écrasa de justesse loin de sa cible, grâce à la résistance des passagers à bord. Le nombre total des victimes fut évalué à près de quatre mille, sans compter les dégâts collatéraux.
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07 septembre, 2007 08:10
L'urgence d'une réponse stratégique conséquente
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Dans le jeu impitoyable de la confrontation entre les intérêts divergents des peuples, seule compte la capacité d'adaptation aux termes de référence en constance fluctuation. La fluctuation des termes de référence n'est rien d'autre que les éléments nouveaux qu'imposent les changements des rapports des forces, et les éléments nouveaux des rapports des forces résultent des volontés exprimées, des projets, des actes concrets, et des accords explicites ou implicites ayant une incidence sur les situations existantes.
Lorsque en 1957, l'Union soviétique envoie le premier engin dans l'espace et que le monde entier est surpris par cette prouesse technologique, les Chinois qui étaient alors en très bons termes avec le pays de Lénine, ont cette réaction:"le vent d'Est a définitivement triomphé sur le vent de l'Ouest". Les spécialistes des questions internationales et les scientifiques connaissent le profond traumatisme qu'entraîna la prouesse du Spoutnik (nom de l'engin soviétique) chez les Occidentaux en général et les Etats-Unis en particulier.
Il fallait bien une réponse. En quelques jours, les Etats-Unis décidèrent de relever le défi et mirent au point un vaste programme d'exploration de l'espace qui allait aboutir au premier pas de l'homme sur la lune. Lorsque la brouille s'est installée entre les deux têtes du communisme mondial à la fin des années 1960, l'Union soviétique a retiré tous ses coopérants de la Chine et bloqué le ravitaillement de l'industrie chinoise en pièces détachées. Le pays de Mao a tenu une session spéciale du Comité central du parti communiste et a lancé le programme de construction du pays pour en faire une grande puissance autonome, indépendante et respectée. Chacun peut apprécier le résultat aujourd'hui.
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29 août, 2007 16:50
L'inacceptable révision de l'histoire par le président des Etats-Unis
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Dans une adresse
solennelle à ses compatriotes le mercredi 22 août 2007, le président
des Etats-Unis, Georges W. Bush, a remis en cause la manière dont
quelques-uns de ses prédécesseurs ont conduit le destin de l'Union au
cours des cinquante dernières années. En fait le président a reformulé
à sa manière les enjeux géo-stratégiques et géo-politiques auxquels les
Etats-Unis ont été confrontés au cours de cette période, en soutenant
que des erreurs ont été commises et qu’il importait d’éviter leur
répétition.
Georges W. Bush estime en effet que les Etats-Unis n’auraient jamais dû
se retirer du Vietnam parce que, soutient-il, la conséquence immédiate
fut une véritable catastrophe et une humiliation interminable pour la
plus grande puissance de la planète. Opposant à cette défaillance
l’exemple de la Corée où les troupes américaines sont restées
indéfiniment et qu’il considère comme le triomphe du réalisme
géo-stratégique, le chef suprême de l’armée des Etats-Unis estime que
la meilleure doctrine devrait être celle qui se fonde sur une
utilisation extrême et permanente de la force. La logique de la pensée
du Président voudrait donc que partout où les troupes américaines
prennent pied, qu’elles n’en repartent plus sous aucun prétexte.
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08 août, 2007 22:21
La nouvelle france
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Porte de grosses chaussures et tient un gros bâton (Wear big shoes and carry a big stick)
C’est à nous réalistes et cyniques, et plus aux rêveurs et aux sentimentaux de tous les cieux, qu’il revient dorénavant, de lire, d’expliquer Sarkozy, et de dégager de sa démarche et de ses ambitions ouvertes, la ligne, l’orientation, la philosophie et les applications prévisibles. Il ne suffit plus de spéculer ni d’analyser, mais bien de prendre de considération et de se préparer en toute connaissance de cause.
La diplomatie de grosses chaussures et du gros bâton, est celle qui a été à la base de la formulation des meilleures doctrines des relations internationales depuis Meternich, illustre diplomate autrichien dont s’inspira Henry Kissinger pour produire les années de gloire de la diplomatie américaine. Harry Truman que l’on tient pour le premier théoricien de la guerre froide, ne fit pas autre chose lorsqu’en 1947, dans un discours mémorable au Fulton College à Mobil dans l’Etat de l’Alabama au sud des Etats-Unis, il déclara : « les Etats-Unis vont contenir le communisme partout dans le monde et défendront avec acharnement toutes les valeurs de liberté auxquelles ils croient. Toute atteinte à la liberté sera une atteinte aux valeurs et aux intérêts de l’Amérique ».
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30 juillet, 2007 01:54
Les salauds de la politique
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La responsabilité première de chaque citoyen, de chaque institution ou de chaque groupe humain, c’est de bien mesurer la signification et les conséquences de ses actes. Il va de soi que chacun fonctionne sur la base des principes précis qui à leur tour, correspondent à des intérêts précis en toutes circonstances.
On dit ainsi des Etats par exemple, qu’ils articulent leurs conduites internationales, à partir des fondements et des principes que prédéterminent la situation géographique, l’histoire, la culture, la composition et le nombre des habitants, les ressources naturelles et l’organisation des relations commerciales.
On ne conçoit point, dans cette optique, un Etat quelconque, prenant une décision diplomatique qui soit à l’opposé des axes et orientations que lui commandent ces atouts répertoriés exactement comme des signes particuliers collés à une identité unique. La géopolitique et la géostratégie dans les enseignements de science politique ne sont rien d’autre que cela.
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19 juillet, 2007 00:17
Le vote des esclaves pour des lendemains de ténèbres
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Les peuples ont le destin et les dirigeants qu’ils méritent. Nous ne l’avons que trop entendu. Mais il faut aujourd’hui compléter cette assertion établie, par une autre: les peuples ne réagissent pas toujours au moment où on les attend. Ils peuvent donner l’impression de se conformer à certaines situations et à certains dirigeants, tout en cultivant des rancoeurs tenaces susceptibles de déboucher à tout moment, sur une explosion révolutionnaire.
Il en va ainsi, lorsque l’art de la politique dévient un exercice ouvert de tricherie et d’exclusion, et lorsque confortés par le relatif silence de la rue, les gouvernants s’arrangent à s’éterniser au pouvoir en bloquant toute alternance pacifique. Il n’y a pas dans cet art politique répugnant, pire instrument de provocation et d’exacerbation des rancoeurs, que des fausses consultations électorales. On entend bien par fausses consultations électorales, celles dont les buts ne rentrent point dans un souci de connaître le sentiment des citoyens sur l’avenir de la cité, de recueillir leurs avis sur le choix des personnes aptes à conduire leurs destins et par conséquent à parler valablement en leurs noms.
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